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L'Unité de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent a été crée
au CHU d'Angers en 1989. Son implantation au sein de l'hôpital pédiatrique
apparaît comme une solution bien adaptée pour assurer des soins et prendre
en charge la souffrance des bébés, des enfants et des adolescents admis et
hospitalisés au CHU, pour accompagner les parents, mais aussi pour répondre
aux demandes des médecins et des équipes de soins du Pôle Enfant. Cette
Unité est placée sous la responsabilité du Professeur Philippe Duverger
(depuis 1995) et trouve sa place au sein du Pôle Enfant sur le plan
hospitalier et dans le Département de Psychiatrie et de Psychologie Médicale
sur le plan universitaire.
L'Unité de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent n'est pas
sectorisée mais travaille en partenariat avec les 4 secteurs de Pédopsychiatrie
de Maine-et-Loire (conventions).
L'équipe est composée de :
Professeur Philippe Duverger :
Professeur des Universités – Praticien des Hôpitaux Responsable
Docteur Jean Malka : Praticien
Hospitalier
Docteur Anne Sophie Chocard :
Praticien Hospitalier
Docteur Guillaume Avarello :
Chef de Clinique – Assistant
Docteur François Lechertier :
Praticien attaché
Docteur Vincent Moreau :
Praticien attaché
Docteur Catherine Ronceray :
Praticien attaché
Docteur Daniel Rousseau :
Praticien attaché
Mme Audrey Ninus : Psychologue
Mme Annie Wallet : Secrétaire Médicale
L'Unité de Psychiatrie de
l'Enfant et de l'Adolescent est ouverte :
Du lundi au vendredi de 9 heures
à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.
Adresse : Unité de Psychiatrie
de l'Enfant et de l'Adolescent
CHU – Pôle Enfant - Centre Robert Debré
49933 – Angers Cedex 9
Téléphone : 02 41 35 44 42
Fax. : 02 41 35 49 34
Des champs d’intervention
multiples
L’activité
de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent se décline en plusieurs
lieux :
-
Activité de soins de pédopsychiatrie
de liaison, dans les différentes Unités médicales et chirurgicales pédiatriques
du Pôle Enfant du CHU : néonatalogie, pédiatrie générale, neurologie pédiatrique,
oncologie pédiatrique, néphrologie pédiatrique, endocrinologie pédiatrique,
chirurgie pédiatrique, mais aussi en réanimation pédiatrique…
-
Activité de consultations
externes, en forte augmentation, d’autant que les collègues libéraux, les
CMPP de ville et les CMP des secteurs de psychiatrie et de pédopsychiatrie
sont saturés (plusieurs mois d’attente pour une consultation).
-
Au Service d’Accueil et
d'Urgences Adultes et aux Urgences Pédiatriques (1998). Les demandes sont de
plus en plus fréquentes et multiformes : urgences psychiatriques de
l'enfant et de l'adolescent, tentatives de suicide, situations de crises,
maltraitance, dépressions d’enfants et d’adolescents, difficultés
psychosociales, violences, réquisitions pour examens médico-légaux… Ces
situations d'urgence concernent de très nombreux enfants et adolescents.
De
plus, l’ouverture d’une « permanence d’accueil de l’enfant en
danger » au CHU d’Angers (unique dans le département) a entraîné
une augmentation de la demande de consultations pédopsychiatriques.
-
Avec la création d’une
Clinique de l’Adolescent de 10 lits, en Pédiatrie (2001), accueillant de
jeunes adolescents de 12 à 18 ans pour des difficultés psychologiques :
tentatives de suicide, troubles des conduites alimentaires (anorexie
mentale…), situations de crise familiale, maltraitance… En partenariat
avec les secteurs de pédopsychiatrie du Césame (convention).
-
Avec la création récente
(2003) d’une « Unité Fonctionnelle de Psychologie Périnatale »,
permettant d’améliorer les réponses aux demandes faites par les services
de la maternité et le service de néonatalogie du CHU. Cette activité de
consultation, de dépistage et de soins en amont de l’accouchement ou au décours
immédiat, s’inscrit dans une véritable politique de prévention. Cette
activité s’articule avec les secteurs de pédopsychiatrie du Césame
(convention) et les services de P.M.I.
b
- Enseignement :
Un
enseignement spécifique de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent est
mis en place, à plusieurs niveaux des études médicales :
- Dans le premier cycle des études médicales, en PCEM2 et
en DCEM1, dans toutes les activités du Département de Sciences Humaines et
Sociales : enseignements et travaux dirigés de psychologie médicale.
- En DCEM 3, particulièrement dans le module 3 « Maturation
et vulnérabilité » (pôle 3) où la majorité des cours concerne la
psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Mais aussi dans différents
modules, tels ceux de la pédiatrie, de la gynécologie obstétrique et dans
certains modules transversaux : handicaps, douleurs et soins palliatifs.
- En DCEM 4, dans le cadre du SCTU.
- Enfin, dans de nombreux certificats optionnels : Santé
de la mère et de l’enfant, Addictologie, Préparation à l’examen
national classant (ENC).
La
formation et l’encadrement des internes :
- DES de psychiatrie: participation aux séminaires
d’enseignement locaux et aux journées interrégionales d’enseignement à
destination des internes du DES de psychiatrie. Séminaires pluriannuels de pédopsychiatrie.
- DESC de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
: mise en place des enseignements locaux et participation aux enseignements
interrégionaux.
La
formation continue :
- Capacité d’Université de Médecine d’Urgence,
centrée sur les problématiques d’urgences pédopsychiatriques.
- DIU de Médecine et Santé de l’Adolescent :
enseignement de 18 journées par an réparties sur l'année universitaire
(soit 9 regroupements de 2 jours) dont nous assurons la direction de
l'enseignement, depuis 2003. Les objectifs sont :
- Approfondir les connaissances sur l'adolescence dans ses multiples
aspects (physiologiques, psychologiques, médicaux, éducatifs,
sociologiques...)
- Approfondir l'étude des interactions entre les domaines
somatique, psychopathologique, sociologique et éducatif et leur
retentissement réciproque sur l'adolescent
- Acquérir une aptitude pour les généralistes, médecins
scolaires, médecins du sport, pédiatres, psychiatres, et membres des équipes
au contact d'adolescents à travailler de façon complémentaire, coordonnée
et cohérente
- Travailler dans une perspective de santé globale de l'adolescent
en ouvrant un débat pluridisciplinaire.
Ainsi, 52 intervenants d'envergure nationale et internationale
(suisses et belges) animent ce DIU, sous ma responsabilité.
Participation
à l’enseignement d’autres DU et DIU où le psychiatre d'enfant et
d'adolescent est interpellé :
- DU de néphrologie pédiatrique - Bichat (Paris) : en
intervenant sur la question des difficultés psychiques rencontrées par les
enfants souffrant de maladies rénales chroniques : insuffisance rénale, hémodialyse
et greffe de rein.
- DIU d’étude et prise en charge des conduites suicidaires
: en intervenant sur les conduites à risque et les passages à l'acte
suicidaire chez l'enfant et l'adolescent.
- DIU de psychiatrie criminelle et médico-légale avec tous
les aspects médico-légaux concernant l'enfant et l'adolescent
(maltraitance…)
- DIU de Gynécologie Obstétrique destiné aux médecins généralistes
: en intervenant sur tous les aspects psychologiques et psychiatriques liés
à la grossesse, à la parentalité et la prématurité.
Participation
régulière aux enseignements dispensés dans d'autres Facultés et Instituts
d’Angers :
- U.E.R. de Pharmacie (prévention du suicide)
- Faculté de Sciences Humaines et Sociales (psychologie médicale)
- Institut de Formation en Soins Infirmiers (pédopsychiatrie)
- Ecole de Puériculture (soins spécifiques en pédopsychiatrie)
- Ecole de Sages-femmes (problématiques pédopsychiatriques en lien
avec la grossesse, la parentalité et la périnatalité).
Au-delà
des enseignements locaux ou interrégionaux,
- Ecole Nationale de la Magistrature (Paris) sur les problématiques
de passage à l'acte chez l'enfant et l'adolescent. Enseignement national à
destination des procureurs, substituts, présidents de tribunaux, juges des
enfants, avocats…
- Collège National des Universitaires de Psychiatrie (CNUP)
avec la participation à l’élaboration et à la publication des objectifs
nationaux de la discipline (publication en cours)
- Faculté de Médecine de Bamako (Mali) : participation à
la création et à la mise en place d’un C.E.S. de Psychiatrie générale et
de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent à la Faculté de Médecine
de Bamako (Mali), pour la rentrée universitaire 2006.
c
– Recherche :
L’Unité
de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent a acquis en quelques années
une reconnaissance nationale pour les thématiques suivantes :
psychopathologie de l’adolescence, pédopsychiatrie de liaison.
L’activité
de recherche repose sur une équipe jeune et restreinte (trois titulaires :
un PU-PH, deux PH et un CCA). Malgré ce faible effectif, la discipline
"pédopsychiatrie" est très impliquée dans la recherche clinique
avec la participation à quatre Programmes Hospitaliers de Recherche Clinique
(PHRC) :
Programmes de recherche en cours (4 PHRC)
-
Psychopathologie et
Qualité de vie de l’enfant transplanté rénal
- 2001.
Ce PHRC, multicentrique (8 CHU français), multidisciplinaire
et en collaboration avec Script-Inserm (Lyon), vient de se terminer et des
publications sont en cours. Nous sommes l’initiateur et l’investigateur
principal.
La transplantation rénale, traitement de choix de l'enfant
souffrant d'insuffisance rénale chronique terminale, est actuellement
standardisée sur le plan somatique. Elle est devenue une technique habituelle
voire routinière pour certaines équipes pédiatriques. Elle n'en reste pas
moins une épreuve psychologique complexe, une aventure parfois douloureuse et
lourde de conséquences : "Vivre
avec l'organe d'un autre, cela ne va pas de soi".
L'objectif de cette recherche est de mettre en évidence
l'existence de difficultés psychologiques, de troubles anxieux et dépressifs
parfois intenses chez certains enfants greffés rénaux. Ces troubles sont
parfois masqués, occultés. Une meilleure connaissance de ces troubles
psychiques permettrait un dépistage précoce et la mise en place
d’accompagnements psychologiques, tant auprès de l'enfant que de ses
parents.
Un
deuxième objectif de recherche, corrélé au premier, est de mesurer ce qu'il
en est de la qualité de vie de ces enfants greffés rénaux.
Les
résultats sont en cours de publication.
-
Enquête épidémiologique
prospective : suivi à 10 ans d'une population de 842 primo-suicidants.
PHRC régional s'inscrivant dans le cadre du Programme Régional de
Santé. Le suicide constitue en effet une priorité de santé publique.
Cette enquête prospective en Maine-et-Loire a permis de mieux connaître
les caractéristiques sociales et psychopathologiques des patients hospitalisés
au CHU d'Angers pour une première tentative de suicide.
Les résultats préliminaires ont fait l'objet de communications
nationales et internationales et de publications.
-
Etude clinique et
neuropsychologique du syndrome de Bardet-Biedl et corrélations génotype-phénotype
- 2004.
PHRC national, multidisciplinaire et multicentrique (Angers, Lille,
Paris, Strasbourg), en collaboration avec l'Inserm (Paris).
Nous intervenons en tant qu'investigateur associé, en collaboration
avec le Service de Génétique (Pr. D. Bonneau)
Le syndrome de Bardet-Biedl est une entité clinique qui associe de
façon variable une dégénérescence de la rétine, une polydactylie, une obésité
d'origine centrale, un hypognadisme, des anomalies uro-néphrologiques, un
retard intellectuel et des troubles du comportement. Son hérédité est
autosomique, récessive. Son incidence est de 1/100000 naissances. Les
objectifs de ce PHRC sont d'affiner l'aspect clinique du phénotype du
syndrome de Bardet-Biedl et de corréler les données cliniques recueillies
avec les données moléculaires (relations génotype-phénotype). PHRC en
cours.
-
Echelle d'évaluation des
conduites à risque de l'adolescent - Ecarr-2005. Etude de validation et d'évaluation
prospective - 2005.
PHRC
national et multicentrique (Angers, Amiens, Nantes et Poitiers).
Il s'agit d'une étude de validation d'une échelle de type
auto-questionnaire dans le champ de la traumatologie et des accidents de la
circulation concernant la population adolescent à risque de dépression,
d'anxiété et d'impulsivité/passage à l'acte.
-
Parallèlement, le Service participe à un projet d’enquête
longitudinal sur le devenir des enfants passés par la Pouponnière du Foyer
de l’Enfance du Maine et Loire dont
voici le résumé :
En France, plus de 600 000 mineurs (4 % des moins de 18 ans) ont bénéficié ou
bénéficient d’une mesure de Protection de l’Enfance, dont 300 000 mesures en cours parmi lesquelles la moitié sont des
placements (150 000). Notre équipe a conduit précédemment deux études
transversales qui ont démontré les graves problèmes de santé publique
mal couverts que pose cette population oubliée. Pour autant, il est
aujourd’hui impossible, pour les Conseils Généraux, ou pour les
professionnels de l’enfance, d’avoir une connaissance et une représentation
de l’évolution de ces enfants au cours de leur placement qui dure pour
certains toute leur enfance. Aucune enquête longitudinale n’a jamais été conduite en France pour connaître
l’état de santé physique et psychique des enfants à leur admission à
l’Aide Sociale à l’Enfance et analyser leur devenir à distance. Cette
étude catamnestique concernera environ 300 dossiers d’enfants placés à
la Pouponnière départementale avant l’âge de quatre ans, entre 1994 et
2005. Seront analysés l’historique de la décision de placement, le
diagnostic clinique physique et psychologique à l’admission, la
trajectoire institutionnelle de l’enfant et l’évolution de sa situation
(santé, scolarité, adaptation sociale, situation familiale, durée et
devenir du placement) dix ans plus tard et quinze ans plus tard pour une
centaine d’entre eux.
Frechon,
Dumaret, Bilan critique de 50 ans d’études sur le devenir adulte des
enfants placés. Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence 56
(2008) 135-147
Concernant
les enfants placés, « les études longitudinales demandant des
passages répétés sont rares et elles sont inexistantes en France »,
Frechon,
Dumaret,
(2008)
op. cit.